Bienvenue!

Bonjour et bienvenue sur ce blog qui est un outil pour vous "aider à apprendre" le français. Vous trouverez ici contenus du cours, entraînements pour les examens et bien d'autres choses. A bientôt et bonne route sur ce blog !

Hola y bienvenido/as a este blog que es una herramienta para "ayudaros a aprender" en francés. Aquí encontraréis contenidos de clase, entrenamientos para los exámenes y muchas cosas más. ¡Hasta luego y buen viaje en este blog!

mardi 18 avril 2017

Les 11 candidat(e)s à l'élection présidentielle 2017

Qui sont les candidats pour la présidentielle 2017 ?

LE MONDE | 18.03.2017

Ils seront donc onze sur la ligne de départ, un de plus qu’en 2012 lors de la précédente élection présidentielle. Deux femmes et neuf hommes, qui ont obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle.

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)

La candidate de Lutte ouvrière (LO), Nathalie Arthaud, va vivre sa deuxième campagne présidentielle, après celle de 2012. Elle avait alors obtenu 0,56 % des voix. Quatre ans plus tôt, en 2008, elle était devenue porte-parole nationale de LO, succédant à la figure emblématique du parti trotskiste, Arlette Laguiller. En 2009 et 2014, elle a été candidate aux élections européennes, où elle a obtenu respectivement 0,84 % et 0,85 % des voix.
Son but : « Faire entendre le camp des travailleurs. » L’enseignante en économie de 47 ans entend incarner une « candidature de classe » qui « permettra aux travailleurs, aux chômeurs, aux exploités de défendre leurs intérêts, à l’opposé de ceux du patronat et des actionnaires qui encaissent des millions et des millions ».

François Asselineau (Union populaire républicaine)

Sa capacité à rassembler les 500 parrainages nécessaires à être candidat à la présidentielle constitue l’une des surprises de cette campagne. François Asselineau, 59 ans, est diplômé d’HEC et de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il a débuté sa carrière comme inspecteur des finances puis travaille au sein de plusieurs cabinets ministériels dans les années 1990. Il a fait partie, en 1999, du Rassemblement pour la France (RPF) puis, en 2004, de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Il en a démissionné en 2006, « par opposition à sa ligne européenne et sa position d’alignement sur les Etats-Unis ».
En 2007, il a fondé l’Union populaire républicaine (UPR), un mouvement souverainiste militant pour la sortie de l’Union européenne. Il a été candidat à l’élection présidentielle de 2012 mais n’a recueilli que 17 signatures et échoué donc à se présenter. Cinq ans plus tard, il y est parvenu. La mesure phare de son programme est le « Frexit », la sortie de la France de l’Union européenne.

Jacques Cheminade (Solidarité et progrès)

A 75 ans, il est le doyen de cette élection présidentielle. Jacques Cheminade, qui se veut le candidat « anti-système », est diplômé d’HEC et énarque. Sa rencontre avec le sulfureux homme politique américain Lyndon LaRouche, classé à l’extrême droite, a donné un virage politique à sa carrière. Il a fondé, en 1996, son parti groupusculaire, Solidarité et progrès, proche de cet idéologue américain complotiste, homophobe et climatosceptique.
Dans son programme, M. Cheminade prône la sortie de l’Union européenne, de l’OTAN, de la zone euro et le retour au franc. Il défend aussi très sérieusement l’idée de coloniser la Lune, en vue d’explorer la planète Mars. Ce candidat est un habitué de l’exercice : en 1981 et 1988, il a échoué deux fois à réunir 500 parrainages avant d’y parvenir en 1995, pour finalement obtenir 0,28 % des voix (et voir ses comptes de campagne invalidés) et en 2012 (0,25 %). En 2002 et 2007, il a tenté à nouveau d’être candidat, sans toutefois parvenir à réunir le nombre de signatures nécessaire.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

Ancien membre du RPR, du RPF et de l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan quitte le parti en 2007 sur fond de désaccord avec Nicolas Sarkozy, à la veille de la désignation de ce dernier comme candidat pour la présidentielle de 2007. Il fonde, dans la foulée, le parti politique souverainiste Debout la République, qui deviendra Debout la France en 2014.
A 57 ans, il est maire d’Yerres (Essonne) depuis 1995, député de l’Essonne depuis 1997 et président de la communauté d’agglomération du Val d’Yerres Val de Seine. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, il a exercé dans plusieurs cabinets ministériels. Candidat à l’élection présidentielle pour la troisième fois – il avait obtenu 1,79 % des voix au premier tour en 2012 – il espère, en se revendiquant du gaullisme, « tracer son chemin » entre Mme Le Pen et M. Fillon, « entre la rupture dans le drame et la fausse rupture ».

François Fillon (Les Républicains)

Conseiller municipal, conseiller régional, député, sénateur, ministre, premier ministre. Depuis son entrée en politique à la fin des années 1970, il n’est guère d’échelon de pouvoir que François Fillon n’ait gravi. Sauf la présidence de la République, qu’il brigue après avoir été le vainqueur surprise de la primaire à droite, en novembre. Mais le député de Paris voit sa campagne bouleversée par l’affaire de l’emploi présumé fictif de sa femme, Penelope, comme assistante parlementaire. Affaire dans laquelle il est mis en examen depuis le 15 mars, alors même qu’il avait dit qu’il avait qu’il renoncerait à sa candidature si une telle situation devait se présenter.
M. Fillon a pris le parti de présenter un programme de « rupture » avec des mesures d’inspiration très libérale : fin des 35 heures, retraite à 65 ans, suppression de 500 000 fonctionnaires et de l’ISF, refonte du code du travail ou encore réforme de l’Assurance-maladie.

Benoît Hamon (Parti socialiste)

Lui aussi est l’un des vainqueurs surprise des primaires organisées par les partis. En janvier, l’ancien frondeur du gouvernement l’a emporté face à Manuel Valls au second tour de la primaire à gauche, faisant de lui le successeur du Parti socialiste à François Hollande pour briguer l’investiture suprême. Son ancrage à gauche, Benoît Hamon le revendique depuis sa jeunesse. Très tôt, il milite au sein de SOS Racisme avant de prendre sa carte à l’UNEF, principal syndicat étudiant.
Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire (2012-2014), puis de l’éducation nationale (avril-août 2014), M. Hamon compte se démarquer du quinquennat écoulé. Il a notamment fait campagne sur une mesure forte : la mise en place d’un revenu universel d’existence. Il portera, outre les couleurs du parti socialiste, celles d’Europe écologie-Les Verts, Yannick Jadot qui avait gagné la primaire écologiste, ayant annoncé son ralliement à M. Hamon en février.

Jean Lassalle (Résistons)

Candidat depuis mars 2016, l’élu béarnais a réussi à récolter les 500 parrainages d’élus nécessaires à la dernière minute. Ex-compagnon de route de François Bayrou au Modem, Jean Lassalle va donc vivre sa première campagne présidentielle. Sous la bannière du mouvement Résistons, le candidat se définit comme le « défenseur des territoires ruraux et d’une écologie humaniste ».
M. Lassalle a été élu maire de Lourdios-Ichère, petit village des Pyrénées-Atlantiques de 160 habitants, en 1977, dès l’âge de 21 ans. Il est ensuite devenu député des Pyrénées-Atlantiques en 2002, avant d’être réélu en 2007 et 2012.
Jean Lassalle s’est notamment fait connaître pour sa grève de la faim de trente-neuf jours, en 2006, pour protester contre la délocalisation de l’usine Toyal d’Accous (Pyrénées-Atlantiques) vers le bassin de Lacq, situé 65 kilomètres plus loin.
En 2013, d’avril à décembre, il a parcouru la France à pied et fait plus de 6 000 kilomètres pour aller « à la rencontre de Français ». « Je ne pensais pas que la détestation des politiques atteindrait un tel degré », avait-il constaté à la fin de cette marche.

Marine Le Pen (Front national)

La présidente du Front national aborde sa deuxième campagne présidentielle après avoir, en 2012, obtenu 17,90 % des voix au premier tour. Avant d’entamer une carrière politique, la fille de Jean-Marie Le Pen a été avocate au barreau de Paris, avant de rejoindre le Front national en tant que directrice juridique. En 1998, Mme Le Pen devient également conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais et en 2004, elle est élue députée au Parlement européen où elle sera réélue en 2009 et 2014.
Marine Le Pen a succédé à son père en prenant la tête du Front national en 2011. Elle est aujourd’hui en tête des intentions de vote, avec un programme plaidant la préférence nationale et la sortie de l’euro, et voit également sa campagne marquée par plusieurs enquêtes judiciaires visant son parti et son entourage.

Emmanuel Macron (En marche !)

« Ni de droite, ni de gauche », jamais élu mais ancien ministre, le plus jeune des candidats à l’élection présidentielle est aujourd’hui l’un des favoris du scrutin. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, Emmanuel Macron commence sa carrière dans l’administration publique comme inspecteur adjoint des finances et débute un parcours éclair : en 2008, il devient le rapporteur adjoint de la commission Jacques Attali, installée pour relancer la croissance économique du pays. Juste après, il rejoint la banque Rothschild, où il est rapidement promu associé-gérant. Le surnom de « banquier-de-chez-Rothschild » lui collera à la peau.
En 2012, Emmanuel Macron réintègre la fonction publique et est nommé secrétaire général adjoint de l’Elysée avant de rejoindre Bercy comme ministre de l’économie, où il donnera son nom au projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Alors qu’il est encore ministre, il lance en avril 2016 le mouvement En marche ! et démissionne du gouvernement le 30 août, avant de déclarer officiellement sa candidature.

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)

Pour la deuxième fois, Jean-Luc Mélenchon espère faire entendre une nouvelle voix à gauche en se présentant à l’élection présidentielle. Longtemps membre du PS auquel il s’oppose, Jean-Luc Mélenchon a été tour à tour conseiller général de l’Essonne (1985-1992 et 1998-2004) et sénateur de l’Essonne (1986-2000 et 2004-2009). Sous le gouvernement de Lionel Jospin, le candidat de La France insoumise a été ministre délégué à l’enseignement professionnel entre 2000 et 2002.
Dénonçant la « dérive libérale » du parti et très critique envers François Hollande, il quitte le PS en 2008 avec le député du Nord Marc Dolez. Les deux élus fondent dans la foulée le Parti de gauche. M. Mélenchon, eurodéputé depuis 2009, sera ensuite candidat à l’élection présidentielle de 2012 sous la bannière du Front de gauche où il arrive 4e, avec 11,10 % des voix. En 2017, c’est sous une nouvelle bannière, celle de La France insoumise, qu’il est candidat, avec un programme marqué par davantage d’idées écologistes

Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste)

C’est passé de justesse pour Philippe Poutou. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a réuni in extremis les signatures d’élus, ce qui lui permet d’entamer sa deuxième campagne présidentielle.
A tout juste 50 ans, Philippe Poutou va tenter de faire mieux qu’en 2012, quand il avait rassemblé 411 160 voix au premier tour (1,15 %). Comme il y a cinq ans, sa campagne s’annonce encore difficile, avec la concurrence de Jean-Luc Mélenchon, qui attire sur sa candidature des voix d’extrême gauche. Mais avec son style décontracté et sa parole sans langue de bois, le candidat a, depuis 5 ans, gagné en notoriété… et en sympathie.

Militant d’extrême gauche de longue date, le candidat a fait ses premières armes chez Lutte ouvrière avant de rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), devenue le Nouveau Parti anticapitaliste en 2009. Mécanicien chez Ford, à Blanquefort (Gironde), où il est syndicaliste, il lutte toujours contre la fermeture de son usine.


Pour accéder à l'article complet et voir des photos de nos candidats, cliquez sur ce lien.

jeudi 6 avril 2017

Stromae: "Carmen" ou les dangers des réseaux sociaux

Le chanteur belge Stromae a écrit pour son album “Racine carrée” une chanson inspirée de l'opéra “Carmen” de Georges Bizet dont nous vous proposons ici la version originale de “l'amour est un oiseau rebelle”. L'opéra étant un art où il est parfois difficile de comprendre les paroles, et ce même pour des auditeurs natifs, nous vous proposons une version sous-titrée (qui comporte malheureusement quelques fautes d'orthographe...). Nous vous recommandons de monter le son pour écouter ce chef d'oeuvre, vos voisins vous remercieront.


L'amour est enfant de bohême
Qui n'a jamais jamais connu de lois.
Si tu ne m'aimes pas je t'aime

Et si je t'aime prends garde à toi!”



Voici désormais la version de Stromae, plus électronique, bien plus acide et plus critique que la version originale.



Carmen

L'amour est comme l'oiseau de Twitter
On est bleu de lui, seulement pour 48 heures
D'abord on s'affilie, ensuite on se follow
On en devient fêlé, et on finit solo
Prends garde à toi
Et à tous ceux qui vous likent
Les sourires en plastique sont souvent des coups d’hashtag
Prends garde à toi
Ah les amis, les potes ou les followers
Vous faites erreur, vous avez juste la cote

Refrain: Prends garde à toi
Si tu t’aimes
Garde à moi
Si je m’aime
Garde à nous, garde à eux, garde à vous
Et puis chacun pour soi
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça, consomme, somme, somme, somme, somme

L’amour est enfant de la consommation
Il voudra toujours toujours toujours plus de choix
Voulez voulez-vous des sentiments tombés du camion ?
L’offre et la demande pour unique et seule loi
Prends garde à toi
"Mais j’en connais déjà les dangers, moi
J’ai gardé mon ticket et, s’il le faut, j’vais l’échanger, moi
Prends garde à toi
Et, s’il le faut, j’irai m’venger moi
Cet oiseau d’malheur, j’le mets en cage
J’le fais chanter, moi"

Refrain

Un jour t’achètes, un jour tu aimes
Un jour tu jettes, mais un jour tu payes
Un jour tu verras, on s’aimera
Mais avant on crèvera tous, comme des rats



Production orale: que pensez-vous du message de cette chanson? Partagez-vous cette vision des réseaux sociaux et de l'utilisation d'Internet? Internet est-il dangereux? Les réseaux sociaux sont-ils dangereux?

Réseaux sociaux et solitude

Plus on utilise les réseaux sociaux, plus on se sent seul

Une étude tente de répondre à la question : « Se sent-on seul parce qu’on passe trop de temps en ligne, ou passons-nous trop de temps en ligne justement parce qu’on se sent seul ? »

LE MONDE | 09.03.2017  Par Luc Vinogradoff

Des chercheurs de l’université de Pittsburgh (Pennsylvanie) se sont intéressés à la relation qui pourrait exister entre le temps passé ou perdu sur les réseaux sociaux et le sentiment d’isolement de ceux qui les utilisent. Les résultats de leur étude, réalisée en 2014, viennent d’être publiés dans l’
American journal of preventive medicine.

La méthodologie :

Un échantillon de 1787 Américains âgés d’entre 19 et 32 ans ont été questionnés sur la fréquence d’utilisation et le temps passé, en dehors du « temps de bureau », sur onze réseaux sociaux : Facebook, YouTube, Twitter, Google Plus, Instagram, Snapchat, Reddit, Tumblr, Pinterest, Vine (RIP), LinkedIn.
Ils ont répondu à un questionnaire pour déterminer leur « isolement social perçu », dont l’échelle évalue « la perception d’être évité, exclu, détaché, déconnecté ou inconnu des autres ». Le but n’était pas de définir l’isolement « objectif » du sujet, mais pour le sujet de leur dire le degré d’isolement dans lequel il a l’impression de vivre. « La perception d’être isolé socialement et seul – et pas seulement le manque objectif de connexions sociales – est particulièrement liée à des maladies physiques et mentales », rappellent en introduction les chercheurs.

Les conclusions :

Les données récoltées ont permis aux chercheurs de dire qu’il existe un lien important entre « l’isolement social perçu » et une forte utilisation des réseaux sociaux, « même après avoir pris en compte des facteurs démographiques et sociaux qui auraient pu influencer les résultats » :
Comparées aux personnes qui utilisent les réseaux sociaux pendant moins d’une demi-heure par jour, celles qui le font pendant plus de 121 minutes ont deux fois plus de chances de ressentir un isolement social perçu plus élevé.
Comparées à celles qui ont visité des réseaux sociaux moins de neuf fois par semaine, celles qui les ont visités plus de 58 fois ont trois fois plus de chance de ressentir un isolement social perçu plus élevé.

« Nous sommes des créatures fondamentalement sociales, mais la vie moderne a tendance à nous compartimenter plutôt que de nous rapprocher. On peut avoir l’impression que les réseaux sociaux nous permettent de remplir ce vide social, mais je pense que cette étude suggère que ce n’est peut-être pas la solution que les gens espéraient », dit le professeur Brian Primack, qui a dirigé l’étude.

Les chercheurs émettent plusieurs hypothèses, plus ou moins crédibles, pour tenter d’expliquer ce lien. A trop traîner en ligne, on se sentirait plus seul parce que :
- « Plus on passe du temps sur Internet, moins on a de temps pour des interactions dans la vie réelle » ;
- « Certaines caractéristiques de la vie en ligne facilitent le sentiment d’exclusion. Par exemple, quand un individu découvre des photos d’un événement auquel il n’a pas été invité » ;
- « Etre exposé à une représentation idéalisée de la vie d’autrui peut susciter la jalousie et vous faire ressentir que votre vie est décevante et morne en comparaison. »

Un lien, mais pas de lien de causalité

Ceux d’entre nous qui perdent leur temps sur les réseaux, et sont extrêmement conscients de le perdre, se reconnaîtront dans (certains) des mots et (certaines) des conclusions du professeur Primack. Cette impression de passer beaucoup plus de temps que nécessaire à faire F5 sur Facebook, à tourner en rond sur Pinterest, à voir son flux Twitter défiler sur l’écran, pour être sûr de ne rien rater.
Si vous êtes arrivés à ce stade de l’article, c’est que le sujet vous intéresse, plus que le seul partage de son titre sur les réseaux sociaux (bravo !). Si les chercheurs notent que les personnes qui ont passé le plus de temps sur les réseaux sociaux sont aussi celles qui se considèrent comme les plus isolées, ils ne disent pas que les réseaux sociaux sont la raison de cet isolement. Aucun lien de causalité ne peut être scientifiquement prouvé.

« Nous ne savons pas ce qui est apparu d’abord : l’utilisation des réseaux sociaux ou l’isolement social perçu », résume la professeure Elizabeth Miller, coauteure de l’étude.
La question à laquelle les chercheurs ne peuvent pas répondre est : se sent-on seul parce qu’on passe trop de temps en ligne, ou passons-nous trop de temps en ligne justement parce qu’on se sent seul ? « Cela pourrait être une combinaison des deux, tente Elizabeth Miller. Mais même s’il y avait un isolement social au départ, il n’a pas été soulagé par plus de temps passé en ligne. »
L’étude fait attention à ne pas tomber dans la conclusion binaire facile de dire que tout est de la faute des réseaux sociaux. En partant d’un constat médical reconnu (la hausse de l’isolement des jeunes aux Etats-Unis), elle tente de comprendre sa relation avec un aspect de la vie quotidienne qui ne va pas disparaître (90 % des « jeunes adultes » américains étaient sur les réseaux en 2014, selon le Pew Research Center) et a le mérite d’ouvrir des futures pistes de recherches en ne considérant pas ce qu’apporte la technologie uniquement sous un aspect négatif ou pessimiste.

Cette approche du « verre à moitié plein » apporte notamment cette conclusion :
1. d’accord, la forte utilisation des réseaux sociaux est liée à un isolement perçu fort ;
2. mais elle « pourrait aussi offrir des opportunités de socialisation qui ne sont pas optimisées » ;
3. des individus disent que leur temps passé en ligne comporte des interactions avec d’autres individus, mais que celles-ci ne « se traduisent pas en de “vraies” interactions sociales » ;
4. « Par conséquent, un des leviers d’intervention potentiels pour les pouvoirs publics serait d’essayer d’aider à transformer ces interactions en ligne en des relations plus importantes et concrètes. »




mercredi 5 avril 2017

L'huile de palme est-elle dangereuse?

L'huile de palme est au centre de l'actualité depuis quelques semaines mais en quoi pose-t-elle problème?


Vrai/faux sur l'huile de palme

Dans l'huile de palme, il y a beaucoup de "mauvaises graisses".
C'est VRAI, la part des acides gras saturés est relativement élevée dans l'huile de palme puisqu'elle se situe aux alentours de 45-55 %, contre une moyenne de 15 % dans les autres huiles (2-8 % dans l'huile de colza, 9-26 % dans l'huile d'olive, etc.). Or, ces acides gras saturés ont un effet hypercholestérolémiant mais avec un effet modéré sur le "bon" cholestérol, le HDL.
Par ailleurs, elle est relativement pauvre en acides gras polyinsaturés (de "bons" acides gras comme les Oméga 3 et 6) avec une teneur comprise entre 9 et 12 % (contre 26 à 32 % dans l'huile de colza par exemple).

Les acides gras de l'huile de palme sont plus mauvais que les autres.
C'est VRAI, les acides gras de l'huile de palme sont effectivement hypercholestérolémiants car ils sont constitués de chaînes longues. On retrouve également ces acides gras saturés à chaîne longue dans les produits carnés. Si la viande, les charcuteries… comportent effectivement plus ou moins d'acides gras saturés, ces aliments contiennent aussi d'autres nutriments ( fer, minéraux, etc.). Néanmoins, leur consommation doit rester modérée : le fond mondial de recherche contre le cancer recommande par exemple de ne pas dépasser 300 g de viande rouge par semaine.
Quant aux acides gras saturés des produits laitiers, ces derniers sont reconnus pour ne pas être aussi nocifs que les autres. En effet, les acides gras saturés des produits laitiers sont à chaîne courte et ne causent pas d'effet hypercholestérolémiant.

L'huile de palme est dangereuse pour la santé
C'est VRAI et FAUX. C'est en raison de sa richesse en acides gras saturés que l'huile de palme est notamment accusée d'accroître les risques cardiovasculaires. Pour le Pr Guy-Grand, " bien que l'huile de palme ait des composants préjudiciables à la santé (les acides gras saturés) et compte-tenu des niveaux de consommation, on ne peut pas dire qu'il y ait un problème de santé publique spécifique à l'huile de palme. Par ailleurs, il ne faut pas minorer l'excès de graisses animales, elles aussi très riches en acides gras saturés".


Yamina Saïdj

Retrouvez l'intégralité de cet article de Doctissimo en cliquant sur ce lien.

Les fêtes en France

Voici une vidéo et quelques questions sur le thème de la Fête des Rois. Attention, vous pouvez trouver les réponses aux questions à partir de 1"35 dans la vidéo. Nous recommandons de ne pas regarder l'intégralité de la vidéo directement. Essayez en premier de répondre aux questions puis vérifiez vos réponses en regardant la vidéo.


Questions:

1.      Quel est le jour de la Fête des Rois (ou Epiphanie)?
2.      Avec qui célèbre-t-on cette fête?
3.      Comment s’appelle le gâteau spécial qu’on mange à cette occasion?
4.      Qu’est-ce qu’on peut trouver à l’intérieur de ce gâteau?
5.      Que se passe-t-il pour la persone qui trouve cet objet?
6.      Où peut-on acheter ce gâteau?

dimanche 26 mars 2017

Le changement d'heure

Qu’est-ce qui justifie (ou pas) le changement d’heure ?

Dans la nuit de samedi à dimanche, il faudra avancer ses montres : à 2 heures, il sera déjà 3 heures. Une modification de rythme souvent décriée.

LE MONDE | 25.03.2016 Par Alexandre Pouchard

Le refrain est connu : « Dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 heures, il sera 3 heures ! » Le changement d’heure, s’il est habituel pour nous, ne l’est pas dans la plupart des pays du monde. Destiné à économiser de l’énergie, il est majoritairement impopulaire parmi les Français.

Pourquoi change-t-on d’heure ?

Dimanche 26 mars, à 2 heures du matin, il faudra ajouter soixante minutes à l’heure légale, il sera alors 3 heures. Le retour à l’heure d’hiver (– 1 heure) aura lieu le 29 octobre 2017, à 3 heures. Ce changement est conçu pour économiser de l’énergie l’été en profitant des périodes de jour plus longues. Ainsi, une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publiée en 2010 (la dernière disponible sur le sujet) a montré que le passage à l’heure d’été entraînait :
- une consommation d’électricité plus importante le matin, avec notamment un pic à 6 heures (équivalent à 5 heures en heure d’hiver) ;
- une consommation beaucoup moins importante le soir, notamment entre 20 heures et 21 heures (équivalent à la période entre 19 heures et 20 heures en hiver).
Autrement dit, les foyers paient, en moyenne, un peu plus en électricité le matin mais économisent finalement le soir. Pour avoir un ordre d’idée, une heure d’éclairage en moins permet d’économiser environ 10 centimes d’euros.
En 2009 (année prise en compte par l’étude), la demande moyenne en électricité à 19 heures a ainsi été diminuée de 3,5 gigawatts (GW). Au total, l’économie d’énergie cette année-là s’est chiffrée à 440 gigawatts heure (GWh), principalement sur l’éclairage public, l’équivalent d’un an d’éclairage d’une ville de 800 000 habitants, comme Marseille.

Des impacts négatifs ?

Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, réalisé en octobre 2015, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %). Seul un peu moins d’un sur cinq y seraient favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %).
Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure. La dernière en date, publiée en septembre 2015, a été réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment lors du passage à l’heure d’été.

En 1997, un rapport du Sénat assurait que « le monde médical [restait] très partagé sur l’existence de troubles imputables à l’heure d’été » mais que « 19 % des médecins [faisaient] état d’une augmentation de la consommation de médicaments et singulièrement de tranquillisants, au moment du changement d’heure, encore qu’aucune étude scientifique ne puisse l’attribuer à ce seul facteur ».
Parmi les possibles impacts négatifs, l’Association contre l’heure d’été double (Ached), qui milite contre le changement d’heure, évoque également « des augmentations des accidents de la circulation ». Elle invoque pour cela des chiffres de… 1976 (après le rétablissement du changement d’heure), affirmant qu’il y a eu 661 morts sur les routes en plus entre avril et octobre qu’en 1975.
Dans son rapport publié en septembre, la Commission européenne, qui a passé en revue plusieurs études sur le sujet, relève des « résultats souvent contradictoires », certains rapports « suggérant que le changement améliore la sécurité routière » grâce à une meilleure visibilité à certaines périodes de l’année et de la journée (comme l’indique une étude écossaise en 2010), d’autres « démontrant une augmentation potentielle des accidents de la route à cause des troubles du sommeil ».

Qui applique le changement d’heure ?

L’impact sur les accidents de la circulation a été un des arguments en Russie pour mettre fin au changement d’heure en 2011. Avant le vote de la loi actant ce retour, en juillet, des députés russes ont cité des rapports médicaux faisant état d’une augmentation des accidents de la route le matin et affirmé que l’heure d’été permanente créait « des problèmes de stress et de santé, en particulier pour les populations dans le nord de la Russie, où les matinées restent noires plus longtemps pendant les durs mois d’hiver ».

En même temps que la Russie, d’autres pays ont cessé en 2011 de changer d’heure, comme l’Ukraine et l’Egypte (où le changement a finalement été réintroduit en 2014). Au total, environ 70 pays dans le monde changent d’heure deux fois par an. Dans certains d’entre eux sous régime fédéral, les Etats ou provinces peuvent choisir de changer ou pas (au Canada ou en Australie, par exemple).

En Europe, le changement d’heure est harmonisé pour l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne depuis 1998, afin de faciliter les communications et les transports.


Le lien vers l'article complet des Décodeurs est ICI.

jeudi 23 mars 2017

L'Internet des objets

 “Le nombre d'objets connectés sur Internet a dépassé le nombre d'êtres humains sur la planète”. Au Québec, que pense-t-on du phénomène de l'Internet des objets?




Complétez les phrases avec les mots et expressions que vous entendez dans le document.


C'est un service qui ________________ bien des questions.

Ça ________________ dans une tendance globale.

Parmi les produits de lancement du service, on compte les ________________ et les calculateurs de taux de glucose.

En 2014, il y avait 17 ________________ d'objets connectés. (Un ________________ compte neuf zéros après le 1)

Quand c'est le système de chauffage qui est piraté, c'est une autre ___________________________ (3 mots) (Cette expression signifie: c'est tout autre chose et c'est bien plus compliqué).

Le fameux drone d'Amazon est toujours ___________________________ (3 mots) (Cette expression signifie que le projet n'a pas encore abouti).

Lexique

Au Québec, on n'utilise pas de lessive pour son lave-linge mais du ________________ pour sa ________________.

Au Québec, on ne parle pas trop de voiture mais plutôt d'________________ ou de char.